23/03/2009Assez...Pourrait-on éviter les amalgames ? Pourrait-on, même non croyant, prêter aux catholiques que la foi n’est pas obligatoirement une fumisterie dangereuse ? S’il est acquis dès le départ que l’on ne peut pas prêter un minimum de respect à autrui, on ne discute pas, on affirme. C’est une idéologie contre une autre, ce n’est pas un dialogue, c’est la même violence que l’on reproche à autrui que l’on pratique à son égard.
La foi au Christ est bien autre chose que le Pape. Mais l’attachement au Christ risquerait d’être fort illusoire s’il ne se coltinait pas à la fraternité effective avec ceux que, aussi, on a du mal à reconnaître comme frères !
Ceux qui ont la grâce d’entendre l’évangile comme une Bonne Nouvelle voudraient bien ne pas être réduits à l’étroitesse des propos du Pape ou de ceux qui, pour mieux justifier leur athéisme, comme s’il y avait besoin de le justifier, réduisent la foi à ces conneries vaticanes. (Et ce pauvre Vingt-Trois qui crie au complot, on veut « se payer le Pape ». Que certains en profitent, c’est bien fait sa gueule vu comme il s’y prend. Mais enfin, on a autre chose à faire ! Arrêtez de mépriser les catholiques, M. le Cardinal, acceptez d’entendre que ce que vous dites n’est pas fidèle à l’évangile !)
La crise ecclésiale est grave. Une minorité d’extrémistes, dont Benoît XVI et nombre d’évêques, entrent dans une logique autiste de victimisation. Ils ont raison contre tous. Les médias sont des gros méchants ! A quand le complot judéo-maçonnique ?
Je pense qu’il ne s’agit que des soubresauts d’un catholicisme moribond. Emporteront-ils la vitalité de l’Eglise avec eux ? C’est tout l’enjeu.
Je veux croire qu’ils sont finis et que ces mesquineries sont leurs dernières cartouches. Evidemment, dernières, vu leur stock, ça peut durer encore un peu… Mais enfin.
Essayons de n’être pas aussi étroits que ce Pape et ses courtisans d’évêques. Exprimons notre attachement au Christ (et à son Eglise) qui n’a jamais condamné personne si ce n’est ceux qui, spécialistes de la loi, liaient de pesants fardeaux qu’ils ne pouvaient pas même remuer (Lc 11,46) et ainsi fermaient l’accès du Royaume à bon nombre (Mt 23,13). Et cela, nous ne pouvons en témoigner qu’en Eglise, car tout seul, nous sommes aussi misérables que les autres. 22/03/2007Pietro de PaoliJe découvre ces jours les deux ouvrages publiés sous le Pseudo de Pietro de Paoli, édités chez Plon.
Le 1er est un roman, "Vatican 2035". Il s'agit à travers la fiction de poser la question de la signification de la foi dans le monde contemporain. Les interprétations de l'évangile sont conflictuelles, comme nous le vivons déjà aujourd'hui, au sein même de l'Eglise Catholique. Au fil des pages, de véritables enjeux et débats sont discutés à propos de la mission de l'Eglise. Sans doute, le livre opte-t-il pour "une bonne compréhension" de cette mission. Et il ne pourra faire l'unanimité. Mais ce n'est pas ce qu'il cherche. Il pose plutôt, de manière accessible, les termes du débat. A recommander à tous ceux qui ont envie du dialogue éclairé et responsable dans l'Eglise.
Le 2d livre est aussi une fiction, bien plus courte. "38 ans, célibataire et curé de campagne". Là encore, tous ne s'y retrouveront pas. Peut-être même que l'aspect descriptif de ce qui est aujourd'hui vécu est davantage contestable. L'histoire fiction a cet intérêt de ne pouvoir être contredite par les faits ! Là encore, cependant, la réflexion présentée est stiumulante.
Peut-être que certains d'entre vous ont déjà lu ces textes. Qu'en ont-ils pensé ? Peut-être d'autres s'y lanceront-ils... Bonne lecture.  |
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